◆ Navigation, réglementation, sécurité des vols — Cours

Maj 20 mai 2026
Source : Manuel BIA 2021, p. 163-217

Maîtriser les règles de l'air, les techniques de navigation et la préparation rigoureuse d'un vol en toute sécurité.

Programme et plan du cours

Ce cours couvre l'intégralité du chapitre 4 du programme BIA officiel. — ○ 3 h 30 – 4 h 00 · 4 × 50 min

Conseil : Retenez les codes transpondeur (7500/7600/7700), Route = Cap + Dérive, 1 NM = 1,852 km.

1 Réglementation et sécurité

I. Organismes chargés de la réglementation

L'aviation a dû développer des règles et des organismes de régulation pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Il existe plusieurs niveaux :

NiveauOrganismeRôle
MondialOACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale)Issue de la Convention de Chicago (7 déc. 1944). Définit les règles internationales de circulation. Langues aéronautiques : anglais, français, espagnol, russe, chinois.
ContinentalEASA (European Aviation Safety Agency)Niveau de décision pour la sécurité aérienne en Europe. Siège à Cologne (Allemagne). À ne pas confondre avec Eurocontrôle (convention de Bruxelles, 1963) qui gère la sécurité de la navigation aérienne européenne.
NationalDGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile)Sécurité et sûreté du transport aérien en France. Contrôle aérien dans l'espace français. Examens des personnels navigants. Formation via l'ENAC.

Les aéronefs civils sont soumis aux règles de la Circulation Aérienne Générale (CAG), tandis que les aéronefs militaires suivent d'autres règles.

Au niveau national, le CNFAS (Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives) regroupe toutes les fédérations : FFA (aéronautique), FFPLUM (ULM), FFVP (vol en planeur), FFVL (vol libre), FFP (parachutisme), FFH (hélicoptère), FFAM (aéromodélisme), FFA (aérostation), RSA (collectionneurs). Le GIFAS regroupe les entreprises du secteur aéronautique.

II. Licences et brevets

Tout pilote doit posséder un brevet et une licence pour voler.

Brevet : Diplôme attestant que le pilote a suivi une formation et satisfait aux tests. Valable à vie.
Licence : Titre provisoire permettant d'exercer les acquis du brevet. Se renouvelle par un test médical (médecin agréé aéronautique) et justification de pratique.
BrevetÂge min.Caractéristiques
BIABrevet d'Initiation Aéronautique. Initiation théorique + pratique en aéro-club. Ne permet pas de piloter seul. Donne accès à des bourses.
BB15 ansBrevet de Base (France uniquement). Vol solo dans les 30 km autour d'un aérodrome. Suppression prévue (remplacé par le LAPL).
Brevet ULM15 ansPilotage d'ULM (1 passager max, limité en poids et puissance). Durée illimitée. Certificat médical d'un médecin généraliste suffit.
LAPL17 ans (solo 16 ans)Light Aircraft Pilot Licence. Avions à pistons < 2 tonnes. Vol local, sans passager. Formation : 30 h de vol dont 15 h en double commande + 6 h en solo minimum. Certificat médical de classe 2 (médecin aéronautique agréé DGAC).
PPL17 ans (solo 16 ans)Private Pilot Licence. Vol seul ou avec passagers, sans limitation de distance. Min. 45 h de vol dont 10 h en solo. Pas de rémunération.
CPLCommercial Pilot Licence. Transport à but commercial. 200 h de vol + qualifications (vol de nuit…). Rémunération possible.
ATPLAirline Transport Pilot Licence. Commandant de bord en transport aérien public. Plus haut niveau en aéronautique.

Des qualifications complémentaires existent : vol aux instruments (IFR), vol de nuit, voltige, train rentrant et hélices à pas variable, turbopropulseurs, turboréacteurs.

III. Certification, équipement et entretien des aéronefs

A. Certification et immatriculation

Pour les ULM et le vol libre, les machines ne sont pas obligatoirement certifiées et peuvent être entretenues par leurs propriétaires. Pour les avions, planeurs et hélicoptères, la DGAC délivre un certificat de navigabilité et l'entretien est suivi via un carnet de vol.

Tous les appareils (sauf vol libre) doivent être immatriculés. En Europe, l'immatriculation comporte 5 caractères. Le premier désigne le pays (F- pour la France).

ImmatriculationType d'aéronef
F-AZAéronef de collection
F-B / F-GAvion et hélicoptère
F-CPlaneur
F-WPrototype
F-ZAéronef des douanes
F-J (radio) / nnXXXULM (nn = département de l'aérodrome d'attache)
Alphabet aéronautique : Pour éviter les erreurs radio, les pilotes utilisent l'alphabet international : Alpha, Bravo, Charlie, Delta, Echo, Foxtrot, Golf, Hotel, India, Juliett, Kilo, Lima, Mike, November, Oscar, Papa, Quebec, Roméo, Sierra, Tango, Uniform, Victor, Whisky, X-Ray, Yankee, Zulu.

B. Signalisation des aéronefs — Vol de nuit

Le vol de nuit nécessite une qualification spéciale. Pour les latitudes 30-60°, la nuit aéronautique commence 30 min après le coucher du soleil et finit 30 min avant le lever du soleil.

L’adaptation de la vision nocturne est progressive : compter environ 20 minutes avant que l’œil soit pleinement adapté à l’obscurité.

Feux réglementaires :

  • Un feu vert en bout d'aile droite
  • Un feu rouge en bout d'aile gauche
  • Un feu blanc derrière
  • Un feu à éclat (MTO)

C. Survol maritime

En cas de survol d'une étendue d'eau, chaque occupant doit avoir un gilet de sauvetage. Au-delà de 30 min ou 50 NM des côtes : canots de sauvetage, équipement médical, balise de détresse flottante, et un plan de vol est obligatoire.

D. Autres équipements

  • Parachute : Obligatoire pour la voltige et les planeurs non motorisés.
  • Oxygène : Obligatoire pour le pilote au-dessus du FL100 (> 30 min). Au-dessus du FL130, obligatoire pour tous les occupants. En pressurisé : altitude cabine < 2 500 m (8 000 ft).
  • Carburant : Quantité pour la totalité du vol + réserve de 30 min de jour (45 min de nuit). En local à vue du terrain : 10 min de réserve. En aucun cas : vol avec moins de 15 min d'autonomie.

E. La visite prévol

Avant chaque vol, le pilote effectue une visite prévol (ou visite externe) : inspection systématique de l'aéronef selon un ordre défini dans le manuel de vol. Elle permet de détecter toute anomalie avant le décollage.

Points clés de la visite prévol :

  • Niveau d'huile et de carburant : vérification visuelle et contrôle de la bonne fermeture des bouchons.
  • Surfaces de contrôle : ailerons, gouvernes de profondeur et de direction — liberté de mouvement, absence de jeu excessif.
  • Pitot et statique : orifices dégagés (insectes, givre).
  • Train d'atterrissage : pneus, freins, fixations.
  • Fuselage et structure : absence de déformation visible, fixations des capots.
  • Antennes et signalisation : intégrité des feux, des antennes radio et transpondeur.
La visite prévol est obligatoire et de la responsabilité du commandant de bord. Elle ne peut pas être déléguée et doit être effectuée même si un mécanicien vient de travailler sur l'avion.

IV. Facteurs humains et accidents

A. Règles de bon sens

Un avion ne doit pas être piloté de façon négligente ou imprudente. Aucun pilote ne doit prendre les commandes sous l'emprise de l'alcool, de narcotiques ou de stupéfiants. Règle : zéro alcool, et minimum 8 heures sans consommation d'alcool avant un vol. On ne pilote pas fatigué ou stressé.

En 2017, le BEA a recensé 30 accidents mortels et 177 non mortels en France. Dans plus de 90 % des cas, ce sont les facteurs humains qui sont impliqués.

B. Les effets de l'altitude

AltitudeEffets ressentis
12 000 ftMaux de tête, fatigue
18 000 ftSomnolence, perturbations visuelles, troubles du comportement, perte de coordination
22 000 ftPalpitations, hyperventilation, collapsus, perte de connaissance
25 000 ftConvulsions, perte de connaissance. Temps de conscience utile : 2 min
Hypoxie : Manque d'oxygène ressenti surtout lors de la montée. Effets dès ~10 000 ft (3 000 m).
Hyperventilation : Due au stress/anxiété. Évacuation excessive de CO₂ → tétanie.
Barotraumatisme : Expansion des gaz dans les cavités corporelles lors de la descente → otites, vertiges, problèmes de sinus/dents.
Plongée sous-marine : Repos de 24 h après palier de décompression avant de voler.

C. Les effets des accélérations

Les accélérations induisent des illusions sensorielles (perte de références visuelles en vol nuit/nuage) et des effets physiologiques :

Facteur de chargeEffet
+2gSensation de compression, tête et membres lourds
+3gAugmentation des fréquences cardiaques et respiratoires
+4gPerte de la vision périphérique (voile gris)
+5gPerte de la vision centrale (voile noir)
−3gVoile rouge (afflux de sang vers la tête)

V. Prise de décision et culture de la sécurité

A. Biais et pièges cognitifs

La majorité des accidents aériens implique une mauvaise prise de décision plutôt qu'une défaillance technique. Plusieurs biais cognitifs sont identifiés :

BiaisMécanismeExemple typique
Objectif-destination
(« get-there-itis »)
Volonté de poursuivre le vol coûte que coûte, malgré des signaux d'alarme. Continuer vers la destination alors que la météo se dégrade ou que le carburant est insuffisant.
Biais de confirmation Chercher uniquement les informations qui confirment la décision déjà prise. Interpréter un METAR limite comme « ça va passer » parce qu'on veut décoller.
Excès de confiance Surestimer ses capacités ou celles de l'avion. Tenter une manœuvre au-delà de sa qualification ou des limites de l'aéronef.
Pression des passagers Décision influencée par l'attente de l'entourage plutôt que par l'évaluation objective. Décoller en conditions douteuses pour ne pas décevoir les passagers.

B. Le retour d'expérience (REX)

En aéronautique, toute anomalie, incident ou accident fait l'objet d'un retour d'expérience systématique afin de prévenir la répétition. En France, le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses) enquête sur les accidents d'aviation civile et publie ses rapports en accès libre.

REX : Recueil et analyse des incidents pour en tirer des enseignements collectifs. La déclaration volontaire d'incidents (sans sanction) est encouragée car elle alimente la base de données de sécurité.
Culture de la sécurité : Accepter qu'un « non-départ » ou un demi-tour en cours de vol soit toujours la bonne décision quand des doutes persistent.

C. La gestion des risques — méthode IMSAFE

Avant chaque vol, le pilote peut s'auto-évaluer avec la checklist IMSAFE :

  • Illness — suis-je malade ou en train de le devenir ?
  • Medication — est-ce que je prends des médicaments susceptibles d'altérer mes capacités ?
  • Stress — suis-je préoccupé par des problèmes personnels ou professionnels ?
  • Alcohol — ai-je consommé de l'alcool dans les 8 dernières heures ?
  • Fatigue — ai-je suffisamment dormi ?
  • Emotion — suis-je dans un état émotionnel stable ?

◦ Points clés — Partie 1

  • 3 niveaux de régulation : OACI (mondial), EASA (européen), DGAC (national).
  • Brevet (à vie) ≠ Licence (renouvelable). Progression : BIA → BB → LAPL → PPL → CPL → ATPL.
  • Immatriculation française : F-BXXX (avion), F-CXXX (planeur), F-JXXX (ULM).
  • Vol de nuit : feu vert à droite, rouge à gauche, blanc derrière.
  • Carburant : réserve 30 min jour / 45 min nuit. Jamais moins de 15 min.
  • Visite prévol : obligatoire, responsabilité du commandant de bord, même après intervention mécanicien.
  • Facteurs humains : 90 % des accidents. Hypoxie dès 10 000 ft. Voile gris à +4g, voile noir à +5g.
  • Prise de décision : biais objectif-destination, biais de confirmation, méthode IMSAFE. REX = retour d'expérience.

2 Circulation aérienne

I. Les zones aéronautiques

A. VFR et IFR

Il y a deux types de règles de vol :

  • VFR (Visual Flight Rules) : vol conduit conformément aux règles de vol à vue. Règle fondamentale : « Voir et éviter ».
  • IFR (Instrument Flight Rules) : vol conduit conformément aux règles de vol aux instruments.

Le vol VFR nécessite des conditions VMC (Visual Meteorological Conditions) : visibilité minimale + distance minimale par rapport aux nuages. Les conditions s'opposent aux IMC (Instrumental Meteorological Conditions) où le vol IFR est obligatoire.

ParamètreEspace contrôléNon contrôlé (alt. > 3 000 ft AMSL)Non contrôlé (alt. < 3 000 ft AMSL)
Distance aux nuages1 500 m horiz. / 300 m (1 000 ft) vert.1 500 m horiz. / 300 m vert.Hors des nuages, en vue de la surface
Visibilité minimale8 km ≥ FL100 / 5 km < FL1008 km ≥ FL100 / 5 km < FL1001 500 m (avions) / 800 m (hélicos)
AMSL = Above Mean Sea Level (au-dessus du niveau moyen de la mer).
AGL = Above Ground Level (au-dessus de la surface).
AAL = Above Aerodrome Level (hauteur au-dessus de l'aérodrome).

B. Rappel sur les niveaux de vol

Trois calages altimétriques :

  • QFE : hauteur par rapport au terrain.
  • QNH : altitude par rapport au niveau de la mer.
  • 1013 hPa (QNE) : utilisé au-dessus de 3 000 ft AGL en espace non contrôlé → niveau de vol (FL) en centaines de pieds.
1 hPa ≈ 28 pieds — correction altimétrique entre QNH et calage standard :
Exemple : QNH = 1019 hPa → écart = 6 hPa × 28 = + 168 ft à ajouter au FL lu.

Règle semi-circulaire : Les chiffres des dizaines des FL sont impairs pour les routes magnétiques 0-179° (vers l'Italie) et pairs pour 180-359° (vers le Portugal). Pour les vols VFR, on ajoute 5 (séparation 500 ft entre IFR et VFR).

Exemples : VFR impairs : FL 35, 55, 75, 95, 115… | VFR pairs : FL 45, 65, 85, 105, 125… | IFR impairs : FL 30, 50, 70, 90… | IFR pairs : FL 40, 60, 80, 100…

C. Les espaces contrôlés

L'espace aérien français est divisé en espace supérieur (à partir du FL 195, classe C) et espace inférieur (du sol au FL 195), lui-même divisé en espaces contrôlés, non contrôlés et à statut particulier.

Classes d'espace en France (de la plus à la moins contraignante) :

ClasseVFR autorisé ?Contact radioVisibilité min.
AInterdit aux VFR
COui (séparation IFR)Obligatoire8 km
DOui (info trafic IFR+VFR)Obligatoire8 km
EOui (info trafic IFR+VFR)Non obligatoire8 km
GVol non contrôléNon obligatoire1,5 km

Nota : les classes B et F n'existent pas en France.

Clairance : autorisation délivrée par le contrôleur aérien pour pénétrer dans un espace contrôlé (classe C ou D). Le pilote s'annonce à la radio en donnant son immatriculation, sa position, son altitude et sa destination. Piège BIA : sans clairance, il est interdit de pénétrer dans une classe D même en conditions VMC.

Zones à restrictions :

  • P (Prohibited) : zones interdites à tout aéronef.
  • D (Dangerous) : zones dangereuses selon les horaires.
  • R (Restricted) : zones à entrée restreinte sous conditions.

Parmi les espaces contrôlés de l'espace inférieur : les Airways (AWY, couloirs aériens), les TMA (Terminal Control Area, trajectoires de montée/descente/attente), les CTR (zones de contrôle, décollage et approche finale).

D. Services de la circulation aérienne

  • Service du contrôle : empêcher les abordages (en vol), les collisions (au sol), régler la circulation.
  • Service d'information de vol : fournir avis et renseignements utiles.
  • Service d'alerte : coordonner les secours. Fréquence de détresse : 121,5 MHz.

F. Signaux de détresse radio

SignalSituationRéponse ATC
PAN PAN PANUrgence non immédiate (ex : pression huile qui baisse lentement)Priorité accordée, assistance proposée
MAYDAY MAYDAY MAYDAYDétresse absolue, atterrissage forcé imminentTous les aéronefs dégagent la route, chemin direct libéré

Dans tous les cas : piloter d'abord, appeler à la radio ensuite.

E. Moyens de contrôle

RadarPrincipeUsage
Radar primaireÉmission d'impulsions radio → écho renvoyé par l'avion. Aucun dispositif nécessaire à bord.Approches. Détection de tous les mouvements.
Radar secondaireInterrogation → le transpondeur de bord répond (identification, altitude). Portée 250 NM.Contrôle « en route ». Identification des aéronefs.
Codes transpondeur d'urgence :
7500 = détournement  |  7600 = panne radio  |  7700 = détresse
7000 = vol VFR (code par défaut)
Modes transpondeur :
Mode A : envoie les 4 chiffres sélectionnés (identification seule).
Mode C : envoie les 4 chiffres + l'altitude actuelle. Standard de l'aviation légère.
Mode S : envoie les 4 chiffres + altitude + indicatif de l'appareil + vitesse + vario. Permet aux contrôleurs d'accéder aux données de bord sans appel radio.

II. L'aérodrome

A. Aérodrome contrôlé / non contrôlé

Un aérodrome contrôlé dispose d'une TWR (tour de contrôle). En son absence, les pilotes font de l'auto-information ou utilisent l'AFIS (Aerodrome Flight Information Service).

Paramètres d'information : piste en service, vent (direction, vitesse), visibilité, QNH, QFE, heure exacte, niveau de transition, plafond, température.

B. Les installations

  • La vigie (TWR ou AFIS).
  • Aire de trafic : stationnement, avitaillement, entretien.
  • Aire de manœuvre : piste(s), taxiway(s).
  • Le QFU : numéro de piste = orientation magnétique en dizaines de degrés (ex : piste orientée au 052° → numérotée 05).
  • Aire à signaux : grand carré avec panneaux de signalisation pour les arrivants sur aérodrome non contrôlé.
  • Manche à air : permet de déterminer la piste en service (décollage et atterrissage face au vent).

III. Règles de vol

A. Règles de priorité

Le pilote en VFR est responsable de l'anti-abordage et de l'anti-collision : Voir et Éviter.

Hiérarchie de priorité par type d'aéronef (du plus prioritaire au moins prioritaire) :

Ballon > Planeur > Dirigeable > Aéronef motopropulsé

Principe : plus un aéronef est difficile à manœuvrer (ou dépendant des conditions météo), plus il est prioritaire.

  • Un aéronef en vol a toujours la priorité sur un aéronef au sol.
  • Le dépassement s'effectue toujours par la droite.
  • En cas de rapprochement de face : chaque appareil vire à droite.
  • À l'atterrissage : l'aéronef le plus bas est prioritaire.
  • Ne pas franchir le seuil de piste tant que l'aéronef précédent n'a pas franchi l'extrémité.

B. Le circuit d'aérodrome (tour de piste)

Premier vol réalisé par un jeune pilote. Sens à droite ou à gauche selon le terrain (indiqué sur la carte VAC). Altitude : 1 000 ft/sol. Taux 1 : 360° en 2 min en virage.

C. Communication en cas de panne radio

La tour communique avec des signaux lumineux :

SignalEn volAu sol
Feu vert continuAutorisé à atterrirAutorisé à décoller
Feu rouge continuCédez le passageArrêtez-vous
Éclats vertsRevenez pour atterrirAutorisé à circuler
Éclats blancsAtterrissez, dégagez la pisteRentrez au parking
Éclats rougesAérodrome dangereux, n'atterrissez pasDégagez la piste
Fusée rougeInterdiction d'atterrir

D. Hauteurs de survol

Hauteurs minimales de vol VFR :

  • Au-dessus des zones à forte densité (villes, rassemblements) : pas moins de 300 m (1 000 ft) au-dessus de l'obstacle le plus élevé dans un rayon de 600 m.
  • Partout ailleurs : pas moins de 150 m (500 ft) au-dessus du sol ou de l'eau.

Sur la carte OACI, les symboles de densité de population précisent la hauteur minimale applicable :

Symbole (carte OACI)Type de zoneHauteur min.Équiv.
Aucun symboleCampagne, espaces ouverts500 ft150 m
Cercle vide jauneRoutes, autoroutes1 000 ft300 m
Point jaune pleinPetit hameau1 600 ft500 m
Zone jauneVille3 300 ft1 000 m
Zone orangeGrande agglomération5 000 ft1 500 m

◦ Points clés — Partie 2

  • VFR = vol à vue (« Voir et Éviter »), IFR = vol aux instruments. VMC = conditions météo visuelles.
  • Classes d'espace : A (interdit VFR) → C → D → E → G (non contrôlé, visibilité 1,5 km).
  • Zones P (interdites), D (dangereuses), R (restreintes). Espaces : AWY, TMA, CTR.
  • Transpondeur codes : 7500 (détournement), 7600 (panne radio), 7700 (détresse), 7000 (VFR).
  • Modes transpondeur : A (4 chiffres), C (+ altitude), S (+ altitude + indicatif + vitesse + vario).
  • QFU = orientation magnétique de la piste. Décollage et atterrissage face au vent.
  • Règle semi-circulaire : impairs vers l'Italie (0-179°), pairs vers le Portugal (180-359°), +5 en VFR.
  • 1 hPa ≈ 28 pieds (correction altimétrique entre QNH et 1013 hPa).
  • Fréquence de détresse internationale : 121,5 MHz.

3 Principes et outils de la navigation

I. La mesure du temps

A. Mouvement de la Terre

Le rythme des saisons et l'alternance jour/nuit découlent de la révolution de la Terre autour du Soleil et de sa rotation autour de l'axe Nord-Sud (incliné de 23° par rapport à la normale à l'écliptique).

La Terre tourne sur elle-même d'Ouest en Est, de 15° par heure. Par conséquent, 1° = 4 minutes.

B. Les différentes heures

HeureDéfinition
Heure UTCTemps Universel Coordonné. 12 h 00 UTC = soleil au méridien de Greenwich. Utilisée pour plans de vol, météo, horaires lever/coucher du soleil.
Heure locale12 h 00 locale = soleil au méridien du point considéré.
Heure légaleDécidée par le gouvernement. En France : UTC + 1 en hiver, UTC + 2 en été. Se traduit par « local time » sur les GPS.
Heure du fuseauLa Terre est divisée en 24 fuseaux de 15°. L'heure est constante à l'intérieur d'un même fuseau.

II. Se repérer sur la Terre

A. Les parallèles et la latitude

L'équateur est le grand cercle perpendiculaire à la ligne des pôles. Les parallèles sont tracés au nord et au sud de l'équateur.

Latitude : angle entre la position du point et l'équateur. Varie de 0° à 90° (N ou S).
Exemple : Toulouse → 43°36'15" N

B. Les méridiens et la longitude

Les méridiens sont des demi-cercles reliant les deux pôles. Le méridien de référence passe par l'observatoire de Greenwich (Londres).

Longitude : angle entre le méridien du point et celui de Greenwich. Varie de 0° à 180° (E ou W).
Exemple : Toulouse → 001°26'37" E
Il y a 4 minutes de décalage horaire pour 1° de longitude.

C. Les cartes

Les cartes représentent la Terre sphérique de façon plane. Pour la navigation VFR, les cartes doivent être conformes (les angles sont conservés).

ProjectionPrincipeUsage
Mercator (cylindrique)Conforme, mais échelle dilatée vers les pôles. Navigable entre l'équateur et ~60° N/S.Navigation maritime, cartes mondiales
Lambert (conique)Restitue plus fidèlement les proportions. Dilatation en s'éloignant du parallèle de tangence. Conforme.Cartes aéronautiques VFR de France

D. Unités de distances

1 mille nautique (NM) = 1 minute d'arc à la surface du globe = 1,852 km
1 pied (ft) = 0,3048 m  |  m → ft : × 10/3  |  ft → m : × 3/10
Échelle d'une carte = distance carte / distance Terre (même unité)

E. Principales cartes aéronautiques

CarteÉchelleCouverture
Carte OACI1/500 000 (1 cm = 5 km)4 cartes pour la France (NW, NE, SW, SE). Navigation à vue jusqu'à 3 000 ft ASFC ou FL115. Consultable sur geoportail.gouv.fr.
Carte SIA1/1 000 000 (1 cm = 10 km)2 cartes (Nord et Sud). Première approche de la navigation. Espace de la surface au FL 195.

F. Orthodromie et loxodromie

RouteDéfinitionCaractéristique pratique
Orthodromie Arc de grand cercle reliant deux points. Un grand cercle coupe la Terre en deux parties égales (équateur, méridiens sont des grands cercles). Route la plus courte entre deux points. Ex : vol Europe → États-Unis via le Groenland (route orthodromique).
Loxodromie Route coupant tous les méridiens au même anglecap constant tout au long du trajet. Plus longue qu'une orthodromie, mais plus facile à suivre (cap fixe). Base de la navigation pratique à courte/moyenne distance.

III. Déclinaison et dérive

A. La déclinaison magnétique

Une direction est toujours comptée dans le sens horaire à partir du nord (0-360°, toujours 3 chiffres).

Le Nord vrai (géographique) et le Nord magnétique ne coïncident pas. Le pôle nord magnétique se trouve au nord du Canada (~86° N, 172° W en 2017) et se déplace de 55 km/an vers la Sibérie.

Déclinaison magnétique (Dm) : Angle entre le Nord vrai et le Nord magnétique.
Dm est Est (positive) si le Nord magnétique est à l'est du Nord vrai.
Dm est Ouest (négative) si le Nord magnétique est à l'ouest du Nord vrai.
Cap magnétique = Cap vrai − Dm
Moyen mémotechnique — West is best, East is least :
Déclinaison Ouest → la route magnétique est plus grande que la route vraie (+ Dm).
Déclinaison Est → la route magnétique est plus petite que la route vraie (− Dm).
En Europe : déclinaison faible (< 3°). Aux États-Unis : jusqu'à 10–15°.

B. Cap, route et dérive

  • Cap : angle entre le Nord et l'axe de l'avion.
  • Route : angle entre le Nord et la trajectoire au sol de l'avion.
  • Dérive (X) : angle entre le cap et la route, dû au vent.
Route = Cap + Dérive
Vent venant de la droite → dérive gauche (négative)
Vent venant de la gauche → dérive droite (positive)

C. La déviation (erreur du compas)

L'avion est une masse métallique dotée de circuits électriques qui crée son propre champ magnétique. Le compas mesure donc un Nord compas légèrement différent du Nord magnétique.

Déviation (Dv) : Écart entre le Nord magnétique et le Nord compas. Propre à chaque instrument.
Affichée dans un tableau sous le compas (relevé par le mécanicien lors d'un tour d'horizon complet à 360°). Légalement < . En pratique : 1–2° maximum.
Cap magnétique = Cap compas + Déviation

Ordre de correction complet lors d'une navigation :

  1. Route vraie (mesurée sur la carte)
  2. → Route magnétique (± déclinaison Dm)
  3. → Cap magnétique (± correction de dérive due au vent)
  4. → Cap compas (± déviation propre à l'instrument)

IV. Méthodes de navigation

A. Le cheminement à vue

Suivre les lignes naturelles caractéristiques du relief : cours d'eau, voies ferrées, routes…

B. L'estime

Suivre un cap donné pendant un temps donné pour naviguer entre 2 points (cap + montre). Utiliser des repères intermédiaires de contrôle, avec estimation et correction du vent.

C. La radionavigation

Naviguer de balises en balises qui émettent des ondes électromagnétiques. Bandes de fréquences principales :

  • VHF communications : 118 – 137 MHz
  • VHF VOR : 112 – 118 MHz  |  VHF ILS : 108 – 112 MHz
  • MF (NDB/ADF) : 190 – 1 750 kHz

Portée des ondes VHF = portée optique (limitée par la courbure terrestre). Portée du VOR :

d (NM) = 1,23 × √H — H = hauteur en pieds par rapport à l'antenne VOR
Exemple : H = 5 000 ft → d = 1,23 × √5 000 ≈ 87 NM
SystèmePrincipePrécision / Portée
GONIO (VDF — VHF Direction Finder) Instrument du contrôleur (non du pilote). Chaque émission radio de l'avion trace sur l'écran du contrôleur la direction d'origine du signal. Utilisation principale : urgence si le pilote est perdu → le contrôleur indique le cap de retour vers l'aérodrome. Les aérodromes équipés sont signalés par la mention VDF sur la carte OACI, en général sur la fréquence de la tour. Porté variable. Repéré sur la carte par la mention VDF. Usage d'urgence.
VOR (VHF Omni Range) Station sol émettant dans toutes les directions. Matérialise les 360° centrés sur la station (calés sur le nord magnétique). Le QDR est le relèvement magnétique de l'avion depuis la station. Le QDM est la route magnétique à suivre pour rejoindre la station. Barre de tendance : barre à gauche → tourner à gauche. Précis, peu sensible météo. Portée optique VHF (formule ci-dessus). Souvent couplé à un DME (Distance Measuring Equipment).
ADF / NDB
(Automatic Direction Finder / Non-Directional Beacon)
Balise sol (NDB) émettant des signaux MF. L'instrument de bord (ADF / radiocompas) montre une aiguille pointant vers la balise. Le gisement = angle entre l'axe avion et la station. QDM = Cap magnétique + Gisement.
▸ Attention : les ondes MF sont déviées par les orages (réfraction) → NDB non fiable en conditions orageuses.
Portée max ~200 NM (conditions optimales). Signal perturbé par les orages.
GPS (Global Positioning System) Signaux émis par plusieurs satellites → position (latitude, longitude, altitude). Certains modèles certifiés VFR. Route à confirmer par d'autres moyens (radionavigation ou repères sol).
Systèmes équivalents : Galileo (européen, plus précis) et GLONASS (russe).
Bonne précision, couverture mondiale.

◦ Points clés — Partie 3

  • Heure UTC utilisée en aéronautique. France : UTC + 1 (hiver), UTC + 2 (été). 1° de longitude = 4 min.
  • Latitude (0-90° N/S) sur les parallèles. Longitude (0-180° E/W) sur les méridiens. Greenwich = référence.
  • Projection Lambert = cartes VFR France. 1 NM = 1,852 km. Carte OACI au 1/500 000.
  • Orthodromie = route la plus courte (grand cercle). Loxodromie = cap constant (plus longue, mais pratique).
  • Déclinaison magnétique (Dm) : angle Nord vrai / Nord magnétique. West is best : Dm Ouest → Rm > Rv. East is least : Dm Est → Rm < Rv.
  • Déviation : écart Nord magnétique / Nord compas dû à l'avion (< 5°). Cm = Cmag + Dv. Ordre : Rv → Rm → Cmag → Ccompas.
  • Route = Cap + Dérive. Vent de droite → dérive gauche (−). Vent de gauche → dérive droite (+).
  • Radionavigation : GONIO/VDF (localisation d'urgence par le contrôleur). VOR portée = 1,23 × √H (NM). ADF/NDB : sensible aux orages. GPS/Galiléo/GLONASS : satellite.

4 Préparer son vol

I. Préparation de la navigation

Avant le décollage, le pilote utilise :

  • Des cartes aéronautiques.
  • La documentation du terrain de départ et d'arrivée (+ déroutements).
  • Les NOTAM (Notice To AirMen) et les prévisions météorologiques. Les NOTAM indiquent les ZIT (zones interdites temporaires) et ZRT (zones réglementées temporaires).
  • La documentation de l'avion (performances, consommation carburant).

A. La carte VAC (Visual Approach Chart)

Carte d'un aérodrome fournissant : aéronefs autorisés, code OACI, altitude, fréquence AFIS, distances de piste disponibles, procédures IFR/VFR, types de carburant disponibles…

Distances de piste disponibles :

  • TODA (Take Off Distance Available) : distance à considérer pour le décollage.
  • ASDA (Acceleration Stop Distance Available) : distance disponible pour un arrêt décollage (pleine puissance puis freinage d'urgence avant décollage effectif).
  • LDA (Landing Distance Available) : distance disponible pour l'atterrissage.

Ces trois valeurs diffèrent selon l'orientation de la piste et les zones de résistance du béton.

Carburants indiqués sur la carte VAC :

  • 100 LL (100 Low Lead) : carburant de l'aviation légère, avions à moteur à pistons.
  • Jet A1 : kérosène pour les turbines (réacteurs, turbopropulseurs).

PAPI (Precision Approach Path Indicator) : 4 feux en bord de piste à l'approche, indiquant si l'avion est sur le plan de descente correct :

Feux PAPISignification
4 blancsTrop haut
2 blancs + 2 rougesPlan correct (≈ 3°)
4 rougesTrop bas

B. Mesure de distance et tracé de route

On mesure la distance sur la carte avec une règle graduée, puis on reporte sur le méridien gradué en minutes, à la latitude moyenne entre les 2 points.

1° = 60 NM (sur un méridien)

Le tracé fait apparaître : la route à suivre (en degrés), le cap magnétique (corrigé de la déclinaison), l'altitude de vol prévue, une altitude de sécurité, le temps sans vent, des repères de contrôle.

C. Estimation des vitesses

  • Vitesse propre (TAS) : vitesse horizontale de l'avion par rapport à la masse d'air.
  • Vitesse sol (GS) : vitesse de l'avion par rapport au sol.

L'écart provient du vent. Le vent effectif (de face ou de dos) s'ajoute ou se retranche à la vitesse propre. Le vent traversier (latéral) génère une dérive.

D. Le log de navigation

Récapitule les informations essentielles durant le vol :

  • Bloc départ / bloc arrivée : heures de mise en route et d'arrêt du moteur (bilan carburant).
  • Fb (facteur de base) : nombre de minutes pour parcourir 1 NM. Fb = 60 / V (V en kt).
  • Temps de vol et cap corrigés compte tenu du vent.
  • Points de report et heures estimées d'arrivée (à remplir en vol).
  • Informations de vol : altitudes, fréquences radio, VOR, ADF.

E. Calcul du carburant

Les consommations sont indiquées dans le manuel de vol. La quantité de carburant est calculée à partir du temps de vol (consommation en l/h pour une vitesse et une altitude données), en tenant compte du vent.

Carburant minimum = quantité nécessaire sans vent + 10 %
+ réserve : 30 min de jour / 45 min de nuit
En local à vue du terrain : réserve finale ≥ 10 min
En local hors vue du terrain : réserve finale ≥ 30 min de jour
Jamais moins de 15 min d'autonomie

II. Avant le départ

A. Les NOTAM (Notice To AirMen)

Informations publiées sur des sites spécialisés à destination des équipages. Elles signalent des dangers particuliers ou modifications provisoires des procédures (ZIT, ZRT, exercices militaires…).

B. Les cartes et messages météo

Carte TEMSI (Temps Significatif), carte WINTEM (vents et températures en altitude — utile pour estimer la dérive avant le vol), messages TAF et METAR, tableau des heures de lever et coucher du soleil. Les conditions VMC doivent être respectées pour voler en VFR.

Le METAR est un message d'observation météo réelle d'un aérodrome. Le TAF (Terminal Aerodrome Forecast) est la prévision associée. Principaux codes :

CodeSignification
32018KTVent du 320° à 18 nœuds
G27KTRafales (Gust) à 27 nœuds
9999Visibilité supérieure à 10 km
CAVOKCeiling And Visibility OK : visibilité ≥ 10 km, pas de nuage significatif, pas de précipitation
FEWQuelques nuages : 1 à 2/8 de la voûte céleste
SCTÉpars (Scattered) : 3 à 4/8
BKNFragmenté (Broken) : 5 à 7/8
OVCCouvert (Overcast) : 8/8
SCT037Les chiffres indiquent la base des nuages en centaines de pieds → 3 700 ft
TEMPOPhénomène temporaire (moins de 60 min) — dans les TAF
BECMGBecoming : changement permanent progressif — dans les TAF

C. Le plan de vol

Le dépôt d'un plan de vol est exigé dans les cas suivants :

  • Vol IFR (vol contrôlé).
  • Vol VFR de nuit en voyage.
  • Vol VFR avec franchissement de frontière.
  • Vol avec survol maritime (au sens réglementaire).
  • Vol contenant un survol de zones inhospitalières.
  • Vol passant par des régions ou zones désignées par le ministère.

D. Documents à emporter

  • Licence en cours de validité, pièce d'identité, certificat médical à jour.
  • Manuel de vol de l'aéronef.
  • Original du certificat d'immatriculation (sauf vol local).
  • Original du certificat de navigabilité.
  • Certificat d'assurance de responsabilité civile.
  • Carnet de route de l'aéronef (sauf vol local).
  • Certificat acoustique.
  • Données du plan de vol.
  • Cartes actualisées et appropriées pour la route suivie.
  • Dossier météo (visibilité, base des nuages, nébulosité, vent et précipitations).

◇ Le vocabulaire anglais de navigation est désormais regroupé dans un module dédié.

◦ Points clés — Partie 4

  • Carte VAC : code OACI, fréquences, TODA, carburant (100 LL avions à pistons, Jet A1 turbines), PAPI (4 blancs = trop haut, 2+2 = plan correct, 4 rouges = trop bas).
  • 1° = 60 NM sur un méridien. Mesure des distances à la latitude moyenne.
  • Vitesse sol = vitesse propre ± vent effectif. Vent traversier → dérive.
  • Fb = 60 / V (facteur de base, en min/NM). Log de navigation : cap, temps, points de report.
  • METAR : FEW/SCT/BKN/OVC = 1-2/3-4/5-7/8 huitièmes. Chiffres = centaines de ft. CAVOK = visibilité ≥ 10 km + pas de nuage sig. G = rafale. TEMPO/BECMG dans les TAF.
  • Carburant : vol + 10 % + réserve 30 min jour / 45 min nuit. Jamais < 15 min.
  • NOTAM : informations temporaires (ZIT, ZRT). Plan de vol obligatoire pour IFR, nuit, frontière, survol maritime.
  • Documents obligatoires : licence, certificat médical, certificat navigabilité, assurance, cartes, dossier météo…

Résumé et Points Clés à Retenir

Réglementation et sécurité

  • 3 niveaux : OACI (mondial), EASA (européen), DGAC (national)
  • Brevet (à vie) ≠ Licence (renouvelable) : BIA → BB → LAPL → PPL → CPL → ATPL
  • Immatriculation : F-BXXX (avion), F-CXXX (planeur), F-JXXX (ULM)
  • Feux : Vert à droite, rouge à gauche, blanc derrière
  • Carburant : Réserve 30 min jour / 45 min nuit. Jamais < 15 min
  • Visite prévol : obligatoire, responsabilité du CDB, inspection huile/carburant + surfaces + pitot + train
  • Facteurs humains : 90 % des accidents. Hypoxie dès 10 000 ft
  • Prise de décision : biais objectif-destination, biais de confirmation. Méthode IMSAFE. REX.

Espace aérien et règles de vol

  • VFR = vol à vue ; IFR = vol aux instruments. VMC = conditions météo visuelles
  • Classes : A (interdit VFR) → C → D → E → G (non contrôlé, visi 1,5 km)
  • Zones : P (interdites), D (dangereuses), R (restreintes). AWY, TMA, CTR
  • Transpondeur codes : 7500 (détournement), 7600 (panne radio), 7700 (détresse), 7000 (VFR)
  • Modes transpondeur : A (identification), C (+ altitude), S (+ altitude + indicatif + vitesse + vario)
  • QFU : Orientation piste. Décollage/atterrissage face au vent
  • Règle semi-circulaire : Impairs vers l’Italie (0–179°), pairs vers le Portugal (180–359°), +5 en VFR

Navigation et orientation

  • Coordonnées : Latitude (0–90° N/S), longitude (0–180° E/W). Greenwich = référence
  • Carte OACI : Projection Lambert, 1/500 000. 1 NM = 1,852 km. 1° lat = 60 NM
  • Orthodromie = route la plus courte (grand cercle). Loxodromie = cap constant
  • Déclinaison magnétique (Dm) : écart Nord vrai / Nord magnétique. West is best (+ Dm Ouest), East is least (− Dm Est)
  • Déviation (Dv) : écart Nord magnétique / Nord compas (propre à l'avion, < 5°). Cm = Cmag + Dv
  • Route = Cap + Dérive : Vent de droite → dérive gauche (−). Vent de gauche → dérive droite (+)
  • Radionavigation : GONIO/VDF (urgence contrôleur), VOR portée 1,23×√H NM, ADF/NDB (sensible orages), GPS/Galiléo

Préparation du vol

  • Carte VAC : Code OACI, fréquences, TODA (décollage), ASDA (arrêt décollage), LDA (atterrissage)
  • Facteur de base : Fb = 60 / V (en min/NM). Log de navigation : cap, temps, points de report
  • Carburant : Vol + 10 % + réserve 30 min jour / 45 min nuit
  • Météo : TEMSI, WINTEM (vents en altitude pour la dérive), TAF/METAR
  • NOTAM : Informations temporaires (ZIT, ZRT). Plan de vol obligatoire IFR, nuit, frontière
  • Documents : Licence, certificat médical, navigabilité, assurance, cartes, dossier météo

△ Sources et Attributions

Cours rédigé d’après le Manuel BIA 2021 (CIRAS Toulouse), chapitre 4 (p. 136–177), programme §4.